Qu’est-ce qu’une architecture zero trust ? | Interdata
27 janvier 2026
10 minutes
Avec l’explosion du cloud, du SaaS, de la mobilité et du télétravail, les frontières traditionnelles du système d’information ont disparu. Les anciens modèles basés sur un périmètre réseau “interne = fiable” ne suffisent plus face aux menaces modernes.
C’est dans ce contexte qu’émerge l'Architecture Zero Trust : un cadre global de cybersécurité qui repose sur une idée simple mais radicale : aucun utilisateur, aucun appareil, aucun flux ne doit être considéré comme fiable par défaut.
La ZTA n’est pas une technologie unique, mais une approche complète, normalisée notamment par le NIST, qui transforme en profondeur la manière dont les organisations protègent leurs systèmes.
Les fondements de l'Architecture Zero Trust
Pendant longtemps, la cybersécurité reposait sur la sécurité périmétrique : un réseau interne protégé par un firewall, et des utilisateurs considérés comme fiables une fois authentifiés.
Mais avec les attaques internes, les compromissions d’identités ou la mobilité, ce modèle montre ses limites.
La ZTA introduit l’idée que la confiance implicite est un risque. Chaque accès doit être continuellement vérifié, quel que soit l’emplacement ou le contexte.
Le principe du moindre privilège appliqué à l’architecture IT
Le Zero Trust applique strictement le principe du least privilege : chaque utilisateur ne doit accéder qu’aux ressources strictement nécessaires.
Cela implique :
- des contrôles d’accès granulaires,
- une segmentation fine du réseau,
- une surveillance du comportement des comptes,
- une limitation drastique des permissions inutiles.
“Ne jamais faire confiance, toujours vérifier” : la philosophie ZTA
La ZTA repose sur une vérification continue :
- de l’identité de l’utilisateur (IAM, SSO),
- de l’intégrité et de la conformité du device (posture),
- du contexte d’accès (lieu, heure, risque),
- des permissions applicatives,
- du comportement en temps réel.
Cette approche permet de limiter les mouvements latéraux et d’identifier rapidement un comportement anormal.
Les piliers clés d’une Architecture Zero Trust
L'Architecture Zero Trust s’appuie sur plusieurs briques essentielles qui interagissent pour créer une protection cohérente.
gestion des identités (IAM & SSO) : le cœur du Zero Trust
Une ZTA efficace nécessite :
- des mécanismes d’authentification forte (MFA),
- une gestion centralisée des identités (IAM),
- un contrôle SSO,
- des rôles et permissions strictement définis.
L’identité devient le nouveau périmètre de sécurité.
micro-segmentation et contrôle des flux réseau
La micro-segmentation cloisonne les applications et les ressources afin qu’un attaquant ne puisse pas se déplacer latéralement dans le réseau.
Elle repose sur :
- des politiques dynamiques,
- une segmentation logique plutôt que physique,
- un contrôle d’accès par application (ZTNA).
sécurisation et conformtité des endpoints
Chaque appareil doit être évalué avant qu’un accès ne soit autorisé :
- niveau de patching,
- conformité antivirus/EDR,
- configuration,
- historique de comportement.
Un appareil non conforme est automatiquement bloqué ou limité dans ses accès.
supervision et détection continue des menaces
La ZTA impose un monitoring constant :
- analyse comportementale,
- détection des anomalies,
- alertes temps réel.
L’objectif : détecter les menaces avant qu’elles ne dégénèrent.
Les avantages de l'Architecture Zero Trust pour l’entreprise
La ZTA apporte une sécurité plus cohérente, plus fine et plus adaptée aux environnements modernes.
Adaptation aux environnements hybrides, multi-cloud et mobilité
La sécurité reste la même, que l’utilisateur :
- soit au bureau,
- en télétravail,
- sur mobile,
- connecté à une appli SaaS ou à un datacenter.
Exemple : un collaborateur accède à une appli cloud depuis son smartphone → la ZTA vérifie l’identité, l’appareil, le contexte, et applique les permissions exactes.
Protection contre ransomwares, phishing et menaces internes
Les attaques actuelles ciblent principalement les identités et les accès.
La ZTA limite fortement l’impact :
- chaque accès est contrôlé,
- les permissions sont minimisées,
- les anomalies sont détectées rapidement,
- les mouvements latéraux sont quasi impossibles.
réduction de la surface d’attaque
La surface d’attaque correspond à tous les points d’entrée qu’un attaquant peut exploiter.
Avec une ZTA :
- les accès inutiles disparaissent,
- les droits sont réduits,
- les ressources sensibles sont isolées.
Exemple : un employé marketing ne peut pas accéder aux données financières critiques.
Les défis et les limites de la ZTA
Adopter Zero Trust n’est pas uniquement un projet technique : c’est une transformation globale.
Les principaux défis :
- complexité du déploiement,
- besoin de nouvelles compétences,
- investissement initial,
- changement organisationnel,
- gouvernance stricte indispensable.
La réussite dépend de la maturité et de la stratégie globale de cybersécurité.
Comment déployer une Architecture Zero Trust en pratique ?
Un déploiement Zero Trust se fait par étapes, sur plusieurs mois, en fonction de la maturité sécurité de l’entreprise.
Voici les étapes clés recommandées par le NIST et les bonnes pratiques du marché :
1. cartographier les ressources et les flux
Identifier :
- les applications critiques,
- les données sensibles,
- les utilisateurs,
- les flux réseau,
- les dépendances.
La cartographie est indispensable pour définir les futures politiques d’accès.
2. mettre en place iam, sso et mfa
Renforcer l’authentification :
- authentification multifacteur,
- gestion centralisée des identités,
- SSO pour réduire les risques liés aux mots de passe,
- vérification contextuelle.
3. Définir des politiques de moindre privilège
Déterminer :
- qui accède à quoi,
- pour quelles raisons,
- sous quelles conditions,
- pendant combien de temps.
La granularité doit être la plus fine possible.
4. implémenter une micro-segmentation
Séparer :
- environnements utilisateurs,
- environnements serveurs,
- workloads cloud,
- données sensibles,
- environnements de développement / production.
5. surveiller en continu
Installer des outils ::
- SIEM,
- EDR/XDR,
- NDR
Ces outils permettront de détecter des anomalies comportementales, remonter des alertes en temps réel et d’automatiser les réponses
FAQ : tout savoir sur l'Architecture Zero Trust
1. zero trust et architecture zero trust, est-ce la même choses ?
Non.
- Zero Trust est une philosophie : ne jamais faire confiance, toujours vérifier.
- Architecture Zero Trust est sa mise en œuvre technique et organisationnelle.
2. Quels standards encadrent l'architecture zero trust ?
Les deux principales références sont :
- NIST SP 800-207,
- les modèles de Forrester, créateurs du concept.
Ces cadres décrivent les principes, les composants nécessaires et les scénarios de déploiement.
3. la zta est-elle réservée aux grandes entreprises ?
Non, elle concerne :
- PME,
- ETI,
- grands groupes,
- organisations publiques,
- entreprises cloud-native.
Toute structure manipulant des données critiques peut adopter une approche Zero Trust.
4. zta, ztna et sase : quel lien ?
- ZTA : cadre global.
- ZTNA : technologie d’accès applicatif Zero Trust.
- SASE : convergence réseau + sécurité en cloud, souvent basé sur ZTNA.
5. Quels sont les principaux obstacles ?
Les plus courants :
- cartographie incomplète du SI,
- absence d’IAM solide,
- silos organisationnels,
- complexité du système existant.
Conclusion : Zero Trust, un modèle incontournable pour une cybersécurité moderne
L'Architecture Zero Trust est aujourd’hui indispensable pour protéger les entreprises face aux menaces avancées. Elle apporte un modèle de sécurité cohérent, granulaire, centré sur l’identité et adapté aux environnements cloud et hybrides.
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