Le modèle Zero Trust s’impose aujourd’hui comme un pilier des stratégies de cybersécurité modernes. Face à la mobilité, au cloud, au télétravail et à la multiplication des appareils connectés, les approches traditionnelles basées sur la confiance implicite ne suffisent plus.
Le Zero Trust repose sur un principe simple : ne jamais faire confiance, toujours vérifier, que ce soit pour les utilisateurs, les appareils, les applications ou les infrastructures.
Dans un grand nombre d’entreprises, lorsqu’un collaborateur se trouve au bureau, il accède naturellement aux applications internes après avoir simplement passé un firewall. À l’inverse, lorsqu’il travaille à distance, il doit fournir davantage de garanties : authentification forte, passage par un proxy, vérification via un CASB, ou encore traversée d’un firewall cloud.
Ce niveau de sécurité variable selon la localisation reflète une notion centrale : la confiance implicite.
Cette confiance implicite reposait sur l’idée qu’un utilisateur « dans les murs » était légitime. Or, dans un monde où les collaborateurs travaillent de partout et où les applications sont réparties entre datacenters privés, SaaS et cloud public, cette logique n’est plus adaptée. Le Zero Trust vise justement à supprimer cette confiance implicite pour garantir un modèle de sécurité homogène, quel que soit le contexte d’accès. Le Zero Trust n’est pas un produit mais une architecture de sécurité qui s’étend à l’ensemble des utilisateurs, des applications et des infrastructures.
Historiquement, un utilisateur authentifié sur le réseau interne bénéficiait d’un niveau d’accès élargi simplement grâce à sa présence sur site ou à son appartenance à un groupe Active Directory.
Ce modèle périmétrique présente aujourd’hui plusieurs limites :
Le Zero Trust élimine ce modèle en imposant une vérification continue, quel que soit l’utilisateur, l’appareil, l’application ou la localisation.
Contrairement à la sécurité périmétrique, le Zero Trust ne repose plus sur la localisation du collaborateur mais sur l’évaluation systématique du contexte, de l’identité, de l’intégrité de l’appareil et du risque.
Ce changement est rendu indispensable par :
Le Zero Trust recentre la sécurité sur l’identité et sur la transaction elle-même, et non sur le réseau.
Dans une approche Zero Trust, quatre principes clés s’appliquent :
Ces quatre principes clés s'appliquent aux utilisateurs et aux applications, car les applications communiquent entre elles. Ces principes s'appliquent aussi aux infrastructures. Si les objets connectés, les routeurs, les commutateurs communiquent avec différentes entités, les 4 principes s’appliquent. C'est ainsi qu’on obtient une véritable entreprise Zero Trust.
Il faut voir le Zero Trust et le Zero Trust Networks Access comme une approche architecturale. Ce n'est pas un produit ou une solution. Cela s’applique à travers tout ce qui est fait pour protéger les utilisateurs, les applications et l'infrastructure. Une approche Zero Trust veut que la notion de confiance implicite pour les utilisateurs, pour les applications et pour l'infrastructure soit supprimée.
La vérification de l’identité repose sur des mécanismes renforcés :
L’objectif : s’assurer que l’utilisateur est bien la personne qu’il prétend être.
Qu’il s’agisse d’un laptop, d’un mobile ou d’un objet connecté, l’appareil doit être évalué :
Un appareil non conforme peut voir son accès restreint ou bloqué.
Le Zero Trust repose sur le principe du moindre privilège : chaque utilisateur n’accède qu’aux ressources strictement nécessaires.
Applications concernées :
Chaque transaction est analysée :
C’est ce qui permet de détecter les mouvements latéraux et les attaques avancées.
Mettre en œuvre le Zero Trust représente une transformation architecturale. Une DSI doit garantir que chaque utilisateur, application et composant de l’infrastructure est vérifié en continu.
Cela implique de :
Chaque interaction numérique doit être analysée individuellement, afin d’assurer une posture Zero Trust globale, quels que soient l’endroit, le réseau ou l’application concernée.
Pour adopter une stratégie Zero Trust, l’entreprise doit commencer par repérer tous les endroits où subsiste une confiance implicite :
un utilisateur trop privilégié, une application accessible sans contrôle, un appareil non conforme qui circule librement, etc.
Les questions clés à se poser :
Cette démarche doit s’appliquer aussi :
Une stratégie Zero Trust réussie repose sur un cycle constant : identifier, vérifier, contrôler, analyser, réévaluer.
Avant de détailler les avantages, rappelons que le Zero Trust vise à renforcer la sécurité tout en offrant une expérience utilisateur plus cohérente.
Le modèle limite considérablement les risques :
Le Zero Trust offre une sécurité uniforme sur :
Chaque accès est contrôlé indépendamment de :
Mettre en place une stratégie Zero Trust implique souvent une transformation profonde du SI.
Les étapes essentielles sont :
L’objectif : sécuriser chaque interaction utilisateur-application-infrastructure.
Le Zero Trust n’est pas un produit. C’est une architecture de sécurité définie par des principes, des processus et de bonnes pratiques. Les solutions (MFA, ZTNA, micro-segmentation…) ne sont que des briques permettant de la mettre en œuvre.
La sécurité traditionnelle repose sur la confiance implicite du réseau interne. Le Zero Trust supprime cette confiance et requiert une vérification systématique, quel que soit l’endroit où se trouve l’utilisateur.
Dans la majorité des cas, oui. Les solutions ZTNA permettent un accès applicatif sécurisé, plus granulaire, plus performant et moins risqué qu’un VPN traditionnel.
Oui : PME, ETI, grands groupes, organisations multisites, cloud-first ou legacy. La démarche peut être progressive et adaptée à chaque maturité.
La mise en œuvre peut être complexe sans accompagnement. Elle nécessite une bonne gouvernance, une adoption progressive et une transformation des processus internes.
Le ZTNA est une brique technologique du Zero Trust, centrée sur l’accès sécurisé aux applications. Le Zero Trust est un modèle global couvrant utilisateurs, applications et infrastructures.
L’approche Zero Trust transforme la manière dont les entreprises sécurisent leurs environnements. En supprimant toute confiance implicite et en vérifiant chaque interaction numérique, elle permet de protéger efficacement un SI distribué et mobile.
Dans un monde où utilisateurs, appareils et applications évoluent constamment, le Zero Trust devient indispensable pour garantir une cybersécurité moderne, résiliente et cohérente.